Le corps en tant que pont: matérialité, genre et inégalité des trajectoires trans et non binaires
DOI :
https://doi.org/10.7458/SPP202611145554Mots-clés :
corps, genre, subjectivités trans, inégalités, intersectionnalitéRésumé
Cet article propose une approche matérialiste, réaliste et relationnelle des subjectivités trans et non binaires, qui refuse non seulement le “biologicisme“ mais aussi le constructivisme radical. Il y est argumenté que le corps est à entendre comme une médiation entre l’héritage organique, les dispositions incorporées, les systèmes de classement symboliques et les régimes sociaux d’inégalité, sans oublier “la force biologique […] des choses” dont nous parle Bernard Lahire. La dissidence de genre est analysée comme une trajectoire socialement structurée, marquée par des mobilités au sein de l’espace social du genre et par des inégalités intersectionnelles. Une perspective y est défendue : elle pense le corps dans ses imbrications, en tant que relation sociale incorporée, historiquement produite, matériellement limitée et institutionnellement régulée.
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© João Teixeira Lopes 2026

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