De Quelques Raisons de Penser L’affectivité en Formation

Autores

  • Jeanne Moll AGSAS - Association des Groupes de Soutien Au Soutien

DOI:

https://doi.org/10.25755/int.25099

Resumo

Si l’on prend au sérieux les découvertes de Sigmund Freud sur la vie pulsionnelle inconsciente, il nous faut penser, en éducation et en formation, la complexité des relations interhumaines traversées d‘affectivité. Mais, dans notre société technicienne éprise d’expertises quantifiables, la prise en compte de l’humain dans sa multidimensionnalité n’est pas bien vue. L’affectivité fait peur. Je tente ici d’en saisir les raisons. Le questionnement de notre expérience subjective permet de mettre à jour les affects positifs et négatifs qui nous habitent, dans notre rapport aux savoirs et nos relations à autrui. Une fois médiatisés par la parole, ils perdent de leur potentiel angoissant. Pour introduire la dimension de l’affectivité dans la formation, telle que je l’ai pratiquée, je me suis référée à l’éthique de la psychanalyse qui affirme la liberté et la singularité du sujet. J’ai mis en place un cadre de travail rassurant ainsi que des dispositifs permettant le questionnement des étudiants. Pour finir, j’évoque les groupes de Soutien au Soutien créés par Jacques Lévine où l’on pratique la coréflexion pour tenter de comprendre et de résoudre ensemble une difficulté relationnelle exposée par un participant.

Publicado

2021-07-24