La perception du risque tsunami à Sines, Portugal: de l’importance du paysage dans la perception sociale du risque

  • Alan Liotard Laboratoire de Géographie Physique, UMR 8591
  • Lydie Goeldner-Gianella Laboratoire de Géographie Physique, UMR 8591, 92360 Meudon, France
  • Delphine Grancher Laboratoire de Géographie Physique, UMR 8591, 92360 Meudon, France
  • Franck Lavigne Laboratoire de Géographie Physique, UMR 8591, 92360 Meudon, France

Resumo

ASTARTE est un programme de recherche qui vise à améliorer la résilience des populations européennes aux tsunamis. Une enquête à l’échelle européenne a été conduite en 2014­‑2015 dans des secteurs littoraux exposés à ce risque. Cet article en pré- sente quelques résultats, en s’interrogeant sur le rôle que la perception récurrente, voire quotidienne, d’un paysage de mer agitée – en l’occurrence l’Océan atlantique, sur la côte portugaise de Sines – peut jouer dans l’identification d’un paysage de tsunami et, dans les comportements spontanés adoptés par les usagers. Le rôle du paysage dans la perception sociale du risque a été évalué en interrogeant un échantillon d’individus – directement sur le littoral –, en les mettant en situation à l’aide de photographies de divers contextes littoraux (tsunamis, tempêtes et marée basse). Il a été demandé aux populations interrogées d’évaluer le niveau de risque qu’ils percevaient sur chaque photographie. Les principales conclusions révèlent que les tsunamis appréhendés à travers des photos pendant l’enquête ont été perçus comme des situations moins risquées que celles montrant des ondes de tempêtes. Ainsi, au Portugal il faudrait sensibiliser davantage les populations à l’importance des signes précurseurs et non à la simple hauteur des vagues. L’objectif de cet article est de démontrer pourquoi il est important de prendre en compte le facteur paysager dans les campagnes de sensibilisation au risque.

Publicado
2017-08-04
Secção
Artigos